Entre 3800 avant J.C et 1492 après J.C, le territoire américain a été parcouru par des nomades qui vivaient de la cueillette et de la chasse. Durant cette période, quelques groupes ont pratiqué l’agriculture et atteint divers niveaux d’organisation. Les civilisations qui se sont le plus développées étaient les Aztèques, les Mayas et les Incas, qui ont formé de véritables états.
Les Aymarás, Atacameños et Diaguitas se sont installés dans la zone Nord du Chili. Tandis que les Changos, sur la côte nord et centrale, vivaient principalement de la pêche, les Picunches, Mapuches et Huiliches, dans la zone centre sud, étaient un peuple agricole.
Dans la cordillère centrale et sud, une série de tribus nomades, telles que les Chiquillanes, Pehuenches, Puelches, Poyas et Onas, vivaient de la chasse et de la collecte de fruits.
Dans la zone des Canaux, les Cuncos, Chonos, Alacalufes et Yaganes ont développé une grande aptitude pour la pêche et la navigation, allant jusqu'à utiliser des voiles.
Vers 1500, les Incas ont dominé le territoire Chilien jusqu’à la rivière Maule. Le 12 octobre 1492, Christophe Colomb est arrivé en Amérique ; et dans les 50 années qui ont suivi, les conquistadors espagnols ont parcouru le continent.
Le 12 février 1541, Pedro Valdivia a créé la ville de Santiago et commencé la conquête du territoire. Les bases de ce que serait la société, l’économie et la culture chilienne se sont établies sous la domination espagnole. Suite à la crise du régime colonial, la Première Assemblée de Gouvernement est formée le 18 septembre 1810 et marque le début de l’émancipation du Chili. Cette même année, le premier journal est publié : la Aurora de Chile.
Le processus se consolide en 1818, quand le général Bernardo O’Higgins assume le pouvoir et émet la Déclaration d’Indépendance. O’Higgins a du démissionner en 1823. Après avoir essayé différents systèmes constitutionnels, le pays réussit à s’organiser en République Présidentielle. En 1833, une nouvelle constitution est promulguée, dont la principale caractéristique consistait en une certaine indépendance des pouvoirs Exécutifs et Législatifs, bien que le premier prédominât. Cette nouvelle Constitution a engendré une période de gouvernement fort qui a duré jusqu’en 1891 et apporté une grande prospérité au Chili.
En 1865, le Chili déclare la guerre à l’Espagne, qui avait envoyé une expédition contre le Pérou ; le port de Valparaíso a été bombardé par l’escadrille espagnole.
Le gouvernement de Aníbal Pinto s’est vu obligé de soutenir la Guerre du Pacifique (1879-1883) contre le Pérou et la Bolivie, due aux conflits suscités par les propriétés salpêtrières au nord du Chili. Suite à cette guerre, le pays a élargi son territoire vers le nord, où existent d’importants gisements de salpêtre et de cuivre.
Vers la fin du XIXèmes., notre pays connut une révolution due à l’alternance de deux systèmes politiques qui luttent pour organiser le pays : le système présidentiel et le système parlementaire. La révolution fut le résultat d’une lutte entre Congrès et Exécutif. Le premier en sortira vainqueur et José Manuel Balmaceda, président en fonction, se suicidera en 1891. Avec cette révolution, une nouvelle période de l’histoire du Chili commence ; période caractérisée par l’affaiblissement du pouvoir Exécutif et le renforcement du Parlementarisme, qui avait pour objectif la souveraineté nationale, la liberté électorale et les libertés publiques.
La première grande crise économique du Chili se produit après la Première Guerre Mondiale. En effet, l’Europe promeut la production de salpêtre synthétique, diminuant ainsi de manière brutale et drastique la vente de la principale source de richesse du pays à cette époque. La crise économique mondiale de 1929 a secoué l’économie du Chili et touché toutes les activités productrices. Tel un effet domino, une période de grande anarchie nationale débuta. Après trois ans de chaos, Arturo Alessandri rétablit la paix politique. Depuis lors, la République du Chili vit une longue période de stabilité économique, démocratique et sociale. De 1938 à 1952, trois présidents se sont succédés, Pedro Aguirre Cerda, Juan Antonio Ríos et Gabriel González Videla. Puis leur ont succédé Carlos Ibáñez del Campo, Jorge Alessandri et Eduardo Frei Montalva.
Le socialiste Salvador Allende, représentant la coalition politique de gauche Unidad Popular, est élu Président de la République en 1970. Sous sa présidence, le cuivre, les banques privées et autres entreprises ont été nationalisées, menant à bien une politique réformatrice de caractère étatique. Le 11 septembre 1973, un coup d’état dirigé par les militaires a mis fin au gouvernement du Président Allende, et a interrompu, pendant 17 ans, la tradition démocratique centenaire. Une junte militaire, dirigée par le général Augusto Pinochet, assuma le pouvoir. Cette période a laissé pour héritage les bases de l’économie orientée vers l’extérieur. Cependant, les violations des droits de l’homme ont aussi été une de ses caractéristiques. A partir de 1981, une nouvelle Constitution Politique dirigeait le pays, reformée en 1989 et annulée par un plébiscite.
Le 11 mars 1990, le président Alywin a assumé le pouvoir et restitué le régime démocratique. Le modèle économique a incorporé la variable sociale de manière évidente : la croissance avec équité. Le président Eduardo Frei Ruiz-Tagle fut élu en 1993, et était aussi candidat de la Concertation de Partis pour la Démocratie. Il prit le pouvoir le 11 mars 1994.
Dans des élections très disputées, qui appelèrent même un second tour, la candidate Michelle Bachelet a gagné les dernières élections présidentielles.
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